Le logo du groupe de restauration Elior est visible au sommet du siège de la société
L'action Elior décroche jeudi au lendemain de la publication des résultats au premier semestre du groupe français de restauration collective, qui a abaissé ses perspectives annuelles pour refléter le déploiement décalé des nouveaux contrats et les pressions inflationnistes.
A Paris, vers 08h20 GMT, l'action dégringole de 22,4% à 2,17 euros, lanterne rouge de l'indice SBF 120 qui affiche un gain de 0,15% au même moment.
Dans son sillage, Derichebourg, le principal actionnaire d'Elior, chute de 5,8%.
Elior, qui tablait précédemment pour 2026 sur une croissance organique de 3% à 4% et marge d’Ebita ajusté hors élément exceptionnel de 3,5% à 3,7%, a abaissé mercredi ses prévisions à 1-2% et "environ 3%" respectivement.
"(Pour le deuxième semestre), le groupe vise donc une contribution commerciale nette légèrement positive, de sorte que cette dernière soit neutre sur l’exercice 2026", souligne Julien Thomas, analyste chez TP Icap Midcap dans une note.
Selon le courtier, les éléments liés au décalage de contrats et à l’intensification de l’inflation sont "largement limités à 2026" et Elior devrait enregistrer un "important redressement" en 2027, citant la contribution de contrats majeurs décalés et "une normalisation de la génération de cash".
Julien Thomas dit cependant craindre qu'Elior doive de nouveau "courir contre l’inflation", alors que les synergies de coûts ont été épuisées.
Le retrait des perspectives "fait passer le scénario d'un redressement en douceur à celui d'une reprise retardée", résume pour sa part dans une note Julien Richer, analyste chez Kepler Cheuvreux.
(Rédigé par Augustin Turpin, édité par Blandine Hénault)

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